‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 272 sur 776 · César, I, 33, 3-4; cf. Plut., César · texte numérisé non relu

César, I, 33, 3-4; cf. Plut., César

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secomle l'ois aide et secours, et il les conj,^édia en leur disant d'espérer'.

J'ai peine à croire que les deux principaux acteurs de cette comédie, César etDiviciac, fussent sincères, et qu'en échangeant prières et promesses ils ne songeassent point déjà au moment où ils se trahiraient.

• Pour César, je ne peux avoir de doute ^. S'il acceptait de secourir les Gaulois, c'était pour avoir le droit de rester chez eux, et s'il voulait chasser Arioviste, c'était pour prendre sa place. Ce qui dut le plus le réjo'uir dans la démarche des chefs, ce n'est pas ce qu'ils lui demandèrent, c'est qu'ils la firent. Au printemps, il n'avait été appelé que par les Éduens, alliés du peuple romain; maintenant, c'est l'assemblée de toute la Gaule qui le choisit comme auxiliaire et protecteur ^ La prière ' des Gaulois équivalait à une abdication de leur liberté : c'est du moins ainsi qu'il l'entendra.

Mais Diviciac n'a-t-il point compris qu'il conduisait la Gaule à l'esclavage? ou était-il déjà prêt à l'accepter, lui et son peuple? Je doute également de l'un et de l'autre. Ce ne fut point un sot ni un ignorant; il avait vécu longtemps à Rome\ il avait pu y apprendre ce qu'étaient devenus tous ceux, peuples, villes et rois, qui avaient cru en son alliance. Les Gaulois n'oubliaient pas le sort de leurs frères de Milan ou de Toulouse, incorporés à tout jamais dans le nom romain, et ayant perdu jusqu'à leur titre nationale — Je crois plus volontiers que si Diviciac persistait à diriger César, c'était avec la pensée de s'en servir d'abord et de s'en défaire ensuite. Déjà le proconsul, en le délivrant de Dumnorix, lui avait rendu le premier rang parmi les Eduens ®; bientôt, en détruisant Arioviste, il rendrait aux Éduens

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