II. — LA MARCHE DE L'ARMÉE VERS LE NORD
Quand César promit son appui aux Gaulois, il ne parla que de négocier avec Arioviste \
La situation était en effet fort délicate pour le proconsul. Arioviste avait le titre d' « ami du peuple romain », et il l'avait reçu grâce à César lui-même : celui-ci se trouvait en partie responsable des victoires des Suèves et de l'ambition de leur roi\ Il lui fallait donc, soit obtenir d' Arioviste qu'il laissât la Gaule tranquille, soit le pousser à quelque provocation qui entraînât la rupture ^
Les violences et l'orgueil du Germain facilitèrent très vite la tâche de César. Une entrevue fut demandée par le proconsul : Arioviste la refusa brutalement". Ce fut par lettre, alors, que le Romain exposa ses demandes. — Qu'Arioviste rendît aux Éduens leurs otages; qu'il autorisât les Séquanes à faire de même; qu'il ne fît plus passer d'hommes de ce côté du Rhin; qu'il cessai de faire tort aux Eduens et à leurs alliés ; à ces con-