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dilions, il demeurerait Vium de Rome et celui de César. Dans le cas contraire, en sa qualité de proconsul et en vertu des décrets du sénat, César ferait ce qui était nécessaire pour protéger les Eduens'. — Arioviste répondit, avec sa passion ordinaire, qu'il avait vaincu les Eduens, qu'il ne lâcherait pas leurs otages et les obligerait à payer tribut, que c'était le droit de la guerre et ne regardait personne, et que si César voulait s'occuper d'eux, ni lui ni ses hommes n'avaient encore eu peur d'un ennemi ^ — Il était visible que le nouveau proconsul ne lui en imposait pas. Et, comme cette réponse équivalait à une rupture, Arioviste prit des mesures en conséquence.
Il quitta sa résidence (en Souabe?)^ et, avec toutes ses ' troupes, il commença sa marche à la rencontre de César ; en trois jours, il gagna les approches du seuil de Belfort (vers Colmar?), d'où il espérait descendre en Bourgogne et atteindre Besançon^. S'il parvenait à prendre cette forteresse, il serait maître des routes de l'Est, du pays séquane et d'un refuge inexpugnable. Déjà quinze mille Harudes, arrivés des bords les plus lointains de l'Elbe ^ avaient franchi les Vosges et couraient à travers les terres éduennes de la Haute Bourgogne ®. Plus loin enfin, cent mille nouveaux Suèves se présentaient sur les bords du Rhin, entre Mayence et Coblentz, prêts à franchir le fleuve et à déborder dans la riche vallée de la Moselle'. Les Eduens éperdus avertirent César; les Trévires eux-mêmes, malgré leur