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G. C'est ce qui explique pourquoi, malgré tant de défaites, l'Italie ne sera pas envabie de ce coté par les Cimbres et les Teutons, p. 02 et suiv.
2i LES ROMAINS DÉTRUISENT L'EMPIRE ARVERNE.
une marche militaire essentielle à la sûreté de l'Empire'. Le défaut des œuvres de ce genre est d'être artificielles et peu faites pour durer. Tout au contraire, la création de Fabius et de Domitius se trouvait en parfait accord avec le cours naturel des choses, La tâche des deux généraux avait consisté à séparer du reste de la Gaule les peuplades du Dauphiné, de la Provence et du Languedoc. Or ces peuplades, Allobroges, Salyens et Volques, étaient de formation plus récente que celles des régions centrales; les Ligures et les Ibères demeuraient là en plus grand nombre ^ Elles ne faisaient point partie de la vieille Celtique, celle des héros et de la légende ^ — Leur pays, comme leur histoire, les séparait des autres Gaulois. De Vienne, où commençait sur le Rhône la province romaine, à Castelsarrasin, où elle finissait sur la Garonne, c'étaient les vraies terres du Midi français, chaudes et lumineuses, les seuls horizons de la Gaule qui ressemblassent à ceux des Méditerranéens. En les prenant, Rome prenait au delà des Alpes tout ce dont la nature avait fait e prolongement de son Italie*. Et c'était si bien un sol fait pour elle, pour ses hommes et ses cultures, que l'olivier arrivera bientôt jusqu'à Valence ou Castelnaudary, qu'il atteindra presque les limites de la Province, et qu'il n'en sortira pas. L'œuvre de Rome avait été préparée par la nature et par l'histoire.