‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 27 sur 776 · César, /v b · texte numérisé non relu

César, /v b

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coutive do bonnes terres et de belles routes, fui incorport' à lu province' . celle-ci se trouva désormais gardée du coté des montagnes, et maîtresse des chemins qui ouvraient sur ce point le [)lateau Central '■.

Avec ce dernier épisode s'acheva la période d'annexion. La province romaine s'étendait en amphithéâtre le long de la Aléditerranée. A l'ouest, elle s'appuyait à l'Espagne et aux Pyrénées, depuis la source de la Garonne jusqu'au cap Cerbère, « lin de la Caule » ; à l'est, elle touchait les Alpes -et l'Italie, depuis les rives méridionales du lac Léman jusqu'aux caps et aux rades du rivage ligure. Outre la valeur propre du pays, cette province complétait l'œuvre antérieure du peuple romain. L'Italie et l'Espagne, les deux plus anciennes conquêtes de Rome, se trouvaient maintenant réunies par un domaine d'étendue profonde, traversé par des routes faciles : il ne serait plus besoin aux marchands et aux légions de courir les risques de la mer^ Un corps d'empire continu bloquait et fermait la Méditerranée depuis le détroit de Sicile jusqu'aux colonnes d'Hercule : cette fois seulement, elle était une mer romaine. Et enfin, abritées par la province de Gaule, l'Italie et l'Espagne n'étaient plus, de ce côté, des régions frontières \ Un boulevard solide les protégeait contre les Barbares du Nord '. Qu'on mit en état de défense la Provence, leDauphiné et le Languedoc, et Rome n'avait plus rien à craindre de l'Occident, ni un nouveau Brennus ni un nouvel Hannibal". Dès le temps de sa fondation, la province du Rhône fut donc regardée comme

1. 11 n'est guère possible de douter que les Rateni provinciales de César (Vil, 7, 4; cf. Cicéron, Pro Fonteio, fr. 3, 4) ne correspondent à la future cité d'Albi : mais la preuve absolue manque.

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