‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 285 sur 776 · Cf. p · texte numérisé non relu

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8. Prœter castra Csesaris suas copias traduxit; 48, 1. Pourquoi César ne l'a-t-il pas attaqué en cours de marche? On peut supposer qu'il a voulu d'abord reconnaître

camp, dominant la route de Besançon ' : elles étaient dès lors coupéps de leur ligne de retraite et de ravitaillement'. Le proconsul fit aussitôt sortir ses légions en rang de bataille : le Germain ne quitta pas ses lignes. Cinq jours de suite, César répéta la manœuvre : Ariovistene broncha pas^ — On raconta plus tard aux Romains que si leurs adversaires ne voulaient pas combattre, c'est parce que leurs prophétesses et leurs dieux interdisaient la bataille avant la nouvelle lune*. C'est possible : mais il faut reconnaître que les dieux indiquaient aux Germains la tactique la plus avantageuse ^ Arioviste se bornait à détacher dans la campagne ses meilleurs cavaliers et ses fantassins de course : contre ces hommes, ni légionnaires ni escadrons gaulois ne pouvaient rien ^ Il devenait le maître du pays : le Romain serait bientôt bloqué.

Il fallait aviser au plus vite. César sortit à la tête de toute son armée, rangée en ordre de combat, passa à son tour devant le campement des ennemis, s'arrêta à six cents pas plus loin, et fit bâtir un nouveau camp, sur le chemin de Besançon'. Arioviste envoya cette fois tous ses cavaliers et seize mille fantassins qui tracassèrent les travailleurs; mais la bataille ne s'engagea pas ;

ce genre d'ennemi, absolument comme Marius dans une circonstance toute sem- Mable (p. 79-80); il est plus naturel de croire que les Germains ont suivi des chemins difficiles à atteindre (cf. p. 233, note d'en haut).

1. César (48, 2) ne donne aucun détail sur la nature du campement germaia; Plutarque (César, 19) parle de collines et de défenses, toï; èp-jfAotai xa"i )-d?oi;, d'oii ils ne voulaient pas descendre : et cela est impliqué par le récit de César (48-51), et d'ailleurs conforme aux habitudes prudentes d'Arioviste (p. 157-8). Peul-étnfaut-il rapporter aussi ici le texte de Dion (48, 2), disant que le camp suève dominait (vTvép) le camp romain. Tout cela convient assez au pays de Roderen.

2. I, 48, 2 : il semble, d'après ex Sequanis et Aidais, que César pouvait recevoir encore les convois des Leuques et des Lingons (cf. I, 40, 11); cf. p. 232, note.

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