I, 51, 1; 52, 1. A Aspach-ie-Haut
7. I, 51, 1; 52, 7. A Michelbach? Je place la cavalerie sur la gauche romaine (cf. 52, 6-7), devant le petit camp (cf. n. 1).
attaque sur ce point, jeter le désordre parmi ses adversaires '. Il fut vite détrompé : les Germains arrivèrent les premiers et avec une telle fougue, que les légionnaires ne purent se servir du javelot, leur arme la plus redoutable-. Ils durent se résigner tout de suite au combat à l'arme blanche^ : mais ils trouvèrent en face d'eux la phalange ennemie déjà prête, ramassée et en bon ordre, abritée sous la carapace continue des grands boucliers*. Contre ce bloc, leur épée elle-même se trouva impuissante ^ L'on vit des Romains, pour arriver à diviser la masse et atteindre l'ennemi, sauter sur la toiture des boucliers, les écarter de la main et frapper d'en haut avec l'épée ''' ; et encore la phalange était si compacte que, même tué, le corps restait debout ; de leur côté, les Barbares, pris d'une rage folle, en arrivaient à combattre avec les mains et les dents mêmes, renversant et mordant l'adversaire". Jamais les légionnaires de César, dans leur longue vie de batailles, ne rencontrèrent un aussi terrible corps à corps, comme de bêtes sauvages qui s'entre-dévorent '. Mais ils avaient pour eux leur cuirasse, leur souplesse et leur courte épée ' : et il fallut bien que les Suèves se résignassent à fuir '".
A leur gauche, les Romains furent moins heureux. La mul-