II
à s'entendre avec Rome '. Il y eut aussi quelque résistance chez les Bellovaques, alliés traditionnels des Eduens : mais les partisans de la guerre déclarèrent le pacte rompu depuis la soumission de leurs amis à César ^. Les autres acceptèrent avec enthousiasme ridée de grands combats ^ On fixa le contingent de chaque peuplade*. Le commandement suprême fut réservé à Galba, roi des Suessions, célèbre par sa justice et sa prudence, et chef d'une nation prépondérante ^ Les Germains des Ardennes promirent un contingent*. Trois cent mille hommes devaient être réunis'.
Labiénus ne se laissait jamais surprendre par les événements. Il fut mis au courant, et avertit César \ C'était une grande guerre qu'il fallait organiser, contre un ennemi deux à trois fois plus nombreux que les Helvètes et que les Suèves. Le proconsul expédia tout de suite en Gaule deux légions levées cet hiver en Cisalpine (fin mars) '; il rejoignit à son tour le quartier général; et, les dernières dispositions prises*", il quitta Besançon dans la direction des plaines de Champagne (fin mai"). Diviciac et les
i. Cf. t. II, p. 331-2, 485, 2.11, 14, 3.