Il
7. César, II, 4, 5-10 : les Bellovaques, qui peuvent lever 100 000 hommes, en promettent 60 000; les Suessions, 50000; les Nerviens, 50 000; les Atrébates, 15 000 [decem, Orose]; les Ambiens, 10 000; les Morins, 25 000; les Mcnapes, 7000? [vu, mss. a; viii et vini, mss. p; novem, Orose]; les Calètes, 10 000; les Yéliocasses et les Viromandues, 10000 [peut-être lOOUO chacun]; les Aduatiques, 19 000 [decem et octo, Orose]; les Germains cisrhénans {Condrusi, Eburones, Cxrosi, Pœmani ou Cœmani, cf. t. 11, p. 405), 40 000; au total, 296 000; Orose, VI, 7, i2-lf> (arrive au chiffre erroné de 272 000); Strabon, IV, 4, 3 (parle de 300 000 hommes); cf. Piularque, C, 20. Cf., sur ces chiffres, t. 11, p. 7.
y. Il, 2, 1, inila œstalc [ineunie, mss. p]. Ce sont sans doute la XllI" et la XIV', dont les numéros n'apparaîtront que plus tard. Pour les conduire, Q. Pediu^f, letjalus.
10. Ordre aux Sénons et autres (Carnutes?) de fournir des renseignements; concentration de vivres; II, 2, 2-3.
11. Il arriva a rurmée cum jirimum pabuli copia esse inciperet {U, 2, 2), et il ne partit pas de suite, peut-être douze jours après son arrivée, si on acc(>|>le le Xll die des mss. [i (II, 2, (i).
ENTENTK DE CÉSAR AVEC LES REMES 249
escadrons oduons étaiont revenus avec lui, dans l'espérance de tir(M' parti do la canipagne qui commençait'.
Près dos rives de la iNfarne, à l'entrée du pays des Rèmes^, César vit arriver une ambassade de ce peuple ^ Solennellement, et suivant les formules consacrées, les Rèmes firent acte de soumission. — « Ils s'abandonnaient, eux et tous leurs biens, à la foi et au pouvoir du peuple romain : ils étaient prêts à livrer des otaues, à obéir aux ordres, à ouvrir leurs places fortes, à fournir du blé et le reste*. »
C'était la première fois, depuis que César avait franchi la frontière de la Gaule, qu'il recevait la soumission complète et spontanée d'une nation gauloise. Les paroles prononcées par les Rèmes ressemblaient étrangement à celles que les ambassadeurs de Capoue adressèrent jadis au sénat et qui lui livrèrent la Campanie^ Cette démarche était l'acte politique le plus important qui eût encore préparé la création d'une nouvelle province : en Celtique, les Eduens étaient frères et alliés du peuple romajn, partant libres et autonomes; en Belgique, les Rèmes se donnaient à lui, et il n'}- avait plus de différence entre leur condition et celle des peuples de la Gaule latine.
L'exemple des Rèmes est unique dans l'histoire des nations gauloises. Ils ont voulu faire partie de l'Empire romain; et le