II
2. Ad fines Belgarum, II, 2, 6. César a dû suivre la route directe de Besançon vers Reims et l'Aisne, par Langres, Seveux, Brienne, le pont de Chàlons. C'est là, au plus tard, qu'il a rencontré l'ambassade des Rèmes. Il fit la route, dit-il, en 15 jours « environ » (II, 2, 6), soit 10 à 12 milles par jour tout au plus, ce qui est une marche fort lente; et il aura marché moins vite encore, s'il a rencontré l'ambassade aux frontières mêmes de leur territoire (vers Sompuis par la route de l'intérieur, vers Joinville par celle de la Marne). Ce qui est plus extraordinaire encore, c'est que César ajoute (H, 3, 1) qu'il arriva de improvisa celeriusque, etc. Je me demande donc s'il ne faut pas lire diebus quinque, et songer à la route de Besançon à Joinville, 150 kil.
3. A sa tête (II, 3, 1), Iccium (les mss. ont Siccium) et Andeconibogium (?, les mss. ont Andocumborium et Andebrogium).
4. Se suaque omnia in fidem atque in potestatem populi Romani permittere, etc., II, 3, 2 et suiv.
5. Omnia in vestram, Patres Conscripti, populique Romani dicionem dedimiis, etc.; Tite-Live, VII, 31, 4.
don qu'ils lui ont fait d'eux-mêmes, ils ne l'ont jamais ni repris ni regretté. A voir la fidélité touchante et continue avec laquelle ils le serviront désormais *, on n'ose leur reprocher, comme aux Éduens, d'avoir trahi la Gaule : ils n'ont fait que se présenter sans retard aux maîtres que les dieux leur envoyaient, et cet abandon de leur liberté ressemble moins à un calcul ou à une lâcheté qu'à un acte de religieuse résignation.
César évita la brutalité d'une annexion, qui eût inquiété les Eduens et bien d'autres. Ce fut en ami qu'il répondit aux Rèmes. Il accepta leurs otages, il fit venir près de lui leurs chefs et leur sénat; mais il les assura de sa protection^, et leur promit sans doute d'accroître leur empire : il allait travailler pour eux en Belgique', comme, chez les Celtes, il avait fait pour les Eduens.