H, 23, 4; Plut., C, 20; Appien, CelL
contré et deux fois battu les Nerviens et leurs alliés, réunis à beaucoup d'autres '. La nouvelle campagne paraissait jeu d'enfant, telle que les précédentes.
Aussi, le proconsul semble s'être départi de sa prudence ordinaire. Dans le pays de Bavai, où il passa la nuit -, il apprit que le campement ennemi se trouvait à dix milles de là, sur la rive ultérieure de la Sambre ^ Il aurait dû, ou s'avancer en ordre de combat, ou demeurer à Bavai, s'y fortifier et attendre : d'autant plus que, le long du chemin, de nombreux obstacles surgissaient, de ces haies artificielles, faites de ronces et d'arbustes, que l'ennemi avait multipliées sur la route, au ras du sol, à peine visibles, et qui entravaient la marche à chaque instant *. iMais César, pressé d'en finir, expédia ses éclaireurs et des centurions pour établir un nouveau camp face à celui de l'adversaire, sur la rive citérieure de la Sambre : de là, comme à Berry-au-Bac, il maîtriserait le passage ^ Puis, il continua avec ses troupes, les laissant échelonnées en longue file, les bagages intercalés entre les légions ", tout comme s'il se, promenait en pays ami. Ce n'est qu'aux abords de la rivière qu'il se décida à faire prendre les devants à ses six meilleures légions \ Et encore, au lieu de les tenir rassemblées afin de les préparer au combat, il les dis-