‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 328 sur 776 · Cela résulte de l'ensemble du récit · texte numérisé non relu

Cela résulte de l'ensemble du récit

8. 18, 3; 27, 5 : latissimum ne peut avoir qu'un sens relatif; aîtissimas ripas, les pentes entre le bois d'Hautmont (rive gauche) et la boucle de Boussières.

9. II, 19, 4 et 5. La reconnaissance a dû se faire dans le creux d'Hautmont, secundum Jlumen, H, 18, 3.

continuèrent la besogne du camp ' ; la tète du convoi des bagages se montra sur le plateau ^; les hommes commencèrent l'installation ^

Il y avait toujours, à ces moments d'arrivée, un peu de désordre. Personne, d'ailleurs, ne pensait au combat *. — C'était l'heure que l'ennemi, habilement renseigné, guettait depuis longtemps. En un clin d'oeil, des milliers d'hommes sortent des bois, bousculent cavaliers, archers et frondeurs, dévalent vers le fleuve, le traversent, escaladent l'autre rive, et touchent aux légions. Sur deux milles de front, les Barbares se sont rués à l'assaut des Romains, dispersés sur le plateau et à moitié désarmés ^

Jamais encore César, son bonheur et sa gloire, n'avaient couru un tel danger. Ce fut pour lui l'humiliation de la surprise : il ne put donner les ordres les plus utiles, et les légats des légions, chacun de son côté, durent prendre les mesures nécessaires ^ Une réussit même pas à combiner les mouvements et à rétablir les rangs : c'était une bataille aveugle, où le soldat prit la place que le hasard lui imposa, où des légionnaires combattirent sous des enseignes qui n'étaient point les leurs, où des subalternes s'improvisèrent chefs responsables '; et ce désordre d'une armée romaine, habituée aux belles ordonnances de combat, fut une nouvelle honte pour César. Enfin, la disposition générale des légions acheva de montrer les imprudences du proconsul : au centre, devant le camp, la VHP et la XP s'opposaient aux gens du Vermandois ", ce qui faisait une force

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