VI. — CONQUÊTE DES ARDENNES; LA FORTERESSE DES ADUATIQUES
Il ne restait plus, du nom des Nerviens, que la multitude des femmes, des enfants et des vieillards, cachés dans les marécages du Hainaut. A la nouvelle du désastre, ils envoyèrent dire au proconsul qu'ils se rendaient à discrétion*.
César déclara plus tard qu'à l'endroit d'une telle infortune, la miséricorde fut un devoir, et qu'il pardonna pour ne point paraître impitoyable ^ En réalité, il était inutile et dangereux de supprimer la nation des Nerviens : la place qu'elle occupait en Gaule, cette route de Sambre-et-Meuse par oii des Germains