C, II, 30, 3-4; cf. Dion, XXXIX
6. II, 30, 2 : Vallû pedum XII [ce chiffre n'existe, en première leçon, que dans les luss. 3] in circuitu quindecim millium crcbrisque castellis circummunili. Il ne s'agit
même avec la lei;on des mss. p] que de 15000 pieds, 5 kilomètres. Le chiffre me parait désigner, non pas la longueur du valluni, mais du circudus de contrevallaliou, vallum et castella compris. Des castella ont pu être disposés sur les rivières, pour en interdire l'accès aux assiégeants (cf. p. 199-200, 470, 561), le vallum a dû
assiégés se trouvèrent enfermés dans leurs murailles et sur leur rocher, on les y menaça : César installa ses hommes sur le seuil d'accès, bâtit une terrasse en avant des murs, et fît approcher une tour d'attaque'. A ce spectacle inattendu, les Aduatiques se déclarèrent combattus par des dieux, et se rendirent-.
Mais ils ne respectèrent pas la foi jurée. Fils de vagabonds, traités longtemps en intrus par leurs voisins, ils avaient des habitudes de ruse ou de trahison qui répugnaient d'ordinaire aux Gaulois. Pendant la nuit, ils sortirent en masse de la ville et assaillirent les Romains ^
César se tenait sur ses gardes. Il eut raison d'eux en leur tuant quatre mille hommes*. Et le lendemain, il entrait dans la ville en forçant les portes ^ Comme on ne lui résista pas, il fut dispensé d'égorger, et il se contenta de faire vendre à l'encan, au bénéfice du trésor public, tous les êtres vivants qu'on lui amena. 11 y en eut 53000*. Mais beaucoup d'Aduatiques
couper la presqu'île et suivre les hauteurs qui entourent la citadelle entre la Sambre et la Meuse, et il y a eu aussi des redoutes et des tours sur ces collines (II, 33, 3-4). Le camp de César et la principale et plus proclie redoute {proximis castcUis, 33, 3) devaient être sur le plateau derrière l'hôtel (cote 214, le mont de l'ermitage de Saint-Georges) et sur le plateau derrière le ravin de la Folietle (cote 194, la montagne du fortin du Diable). — Je n'exclus pas du reste Thypothèse d'un vallum continu, suivant les berges des rivières (cf. p. 199, n. 5).
1. II, 30, 3; 31, 1. h'agger, ou la chaussée destinée à porter les engins d'attaque, a dû être construit sur la rampe (p. 271, n. 3), entre le plateau derrière l'hôtel (p. 271, n. 6) et la citadelle.
2. I, 31-32; Dion, X.WIX, 4, 3 : les armes furent jetées dans le fossé, et il y en eut tellement que le monceau en arriva presque juscju'au sommet de la muraille. Je doute (ju'il y ait eu un fossé continu autour de la citadelle de Namur : il ne peut s'agir que d'un fossé coupant le seuil d'accès (p. 271, n. 3 et 4). A moins (jue César n'ait entendu par/ossa le grand ravin de la Folietle, (jui horde à l'ouest la citadelle.
3. I, 33, 2; Dion, XXXIX, 4, 4. Ils avaient fabriqué des boucliers d'écorces ou de joncs recouverts de peaux (33, 2).
4. 1, 33, 3-4. Le combat eut lieu iniquo (oco pour les assaillants, dominés ([u'ils étaient |)ar le mur du camp (vallo), les redoutes les i)lus proches des Romains (p. 271, n. 6) et les tours de Varjger (turribits) : il doit donc se placer dans les creux où se trouvent aujourd'hui les promenades, à l'ouest et au nord de l'hAlcq, sur les premières pentes du ravin de la Folietle, et (;'est ])ar là (niiniine urdiiuf uxcensus) (|u'ils sont venus assaillir Viiiiiier {muni lianes), qui dominait le seuil de l'hôlcl.
5. Ce r|ui [)rouve (|ue Vdgijcr était arrivé de ])lain-pied avec la porte.
0. Il, 33, (3-7 (la précision de ce chilîre, emprunté aux registres de vente, est nu argument en fav(;ur de. l'aulhenticité des nombres donnés par César; cf. p. L")l, iioU'.); Dion, XXXIX, 4, 4.
EXPHDITION DR CRASSUS EN ARMORIQUR. 273
réussiront à échapper; et, malgré César, ce nom, deux fois odieux aux Homains, ne disparut pas encore de la Gaule'.