‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 340 sur 776 · LA FORTERESSE DES ADUATIQUES · texte numérisé non relu

LA FORTERESSE DES ADUATIQUES

fliient de la Sainbre et de lu iMeuse. Il surgit, comme un pronutiitoire sauvage, à cent mètres' au-dessus des deux rivières, dominant leurs bas-fonds de ses pointes aiguës, de ses escarpements sinistres, de ses flancs à pic. C'est, presque partout, un bloc inabordable -, sauf sur l'isthme de deux cents pieds qui réunit la montagne au plateau voisin^; et en face de ce seuil, les Barbares avaient construit un double mur d'une grande hauteur*. Ils pensaient, du haut de ces roches et derrières ces murailles, n'avoir plus rien à craindre d'un ennemi*.

Mais dès qu'il s'agissait d'attaquer une place forte, les Romains sortaient d'embarras, et ils n'avaient plus qu'à appliquer les règles classiques des poliorcètes. — On procéda d'abord à l'investissement de la place, en dressant autour de la montagne une ligne continue de levées et de redoutes ^ Puis, quans les

p. OGI: etc.), et on a même pensé, au xvi" siècle, à Rocroi, Douai et Anvers. — 11 n'y a pas non plus à discuter l'opinion qui confond cet oppidum avec i'Aduatuca des iiburons (p. 376, n. 6; Wauters, Bull, de l'Ac. ... de Belg., XXXI, II, Xlll, 1862, p. 400; von C'.oliausen, Jahrbûcher de JJonn, XLIII, 1867, p. 7 et suiv.) : il suffit de lire César pour constater ([ue les deux localités sont toutes différentes.

1. Les rivières coulent à 82 mètres, le point culminant de la citadelle est à 195.

2. César, 11, 29, 2 et 3 : Oppidum eyregie natura munitum.... Quod cum ex omnibus in circuitu parlious (dans le sens de ceteris) altissimas rupes despeclusque haberet.

3. Il, 29, 3 : Una ex parte leniter acclivis aditus in latitudinem [mss. |ï, ait- a], non ampUus ducentorum pcdum rcUn'^uebatur. — C'est la langue de terre qui porte l'hôtel de la Citadelle et la route qui le longe. Elle a, semble-t-il, un peu plus de 200 pieds de large : mais il faut tenir compte des travaux de siège, de défense et de construction qui ont bouleversé cette croupe, l'espace de terre le plus remué peut-être de toute la Belgiciue. — Cette langue de terre descend par une rampe prononcée vers le plateau «lui porte la citadelle (l'hùtel est à 214 m., la citadelle à 195) : cela explique le Ifinter acclivis de César et la construction d'un agger (II, 30, 3), destiné à annuler ou combler cette pente (p. 272, n. 1). — Les travaux en cours (mai 1908) vont achever, sur ce point, le bouleversement des lieux. Aussi est-il bon de consulter les anciennes cartes, en particulier l'admirable plan donné par Visscher. Plan de la ville et du château de Xamur, où les travaux du siège de 1695 (et lussi de celui de 1092) ne sont pas inutiles pour comprendre ceux de César.

4. C, H. 29, 3; cf. t. II, p. 219, n. 6. — Sans doute sur le terre-plein entre la promenade, l'hôtel et la citadelle.

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