T. IL p
6. Oinnes eas civitates in deditionem [var. ditionein\ potestatemque populi Romani esse redacias; II, 34.
276 CONQUETE DE LA bELGIQUE.
moindre prétexte fit défaut au proconsul. Au printemps, il avait marché au-devant des Belges afin de se prémunir contre leurs attaques; à l'automne, il attaqua les peuples de la mer, qui n'avaient nul souci de lui. En deux ans, il avait combattu tour à tour pour garantir sa province, pour protéger ses alliés, pour contenir ses adversaires et pour soumettre les indifférents.
Tout paraissait bien fini maintenant. Il touchait au Rhin et à l'Océan, limites du nom gaulois. Les marques de la conquête s'étalaient librement sur les terres qui portaient ce nom. Après la campagne, les légions restèrent en Gaule pour y prendre leurs quartiers d'hiver : la VIP en Anjou, deux sur la Loire, d'Orléans à Tours, la XIP dans le Valais, les autres en Belgique'. L'hiver précédent, elles avaient campé ensemble, non loin de la frontière romaine, comme si elles allaient la repasser; cette année, elles sont distribuées par toute la contrée, telles que des garnisons qui s'installent. Les préfets et les tribuns préposés aux vivres opèrent sur tout le territoire*. Des convois de butin et d'esclaves s'acheminent vers l'Italie'; les marchands arrivent eu foule, malgré les ennuis des Alpes, et César songe déjà à ouvrir de nouvelles routes ^ Dans le cours de la dernière guerre, les formules consacrées de l'obéissance ont été prononcées par les peuples du Nord^ Même en droit, il n'y avait plus une différence sensible entre la condition des Belges ou des Armoricains et celle des provinciaux soumis à l'Empire romaine
1. II, 35, 3; m, 1, 1; 7, 2. Dans II, 35, 3, quxque civitales [= et in civiiates quœ, cf. Vil, 31, 5j propinqux lus locis erant ubi belluin gesserat se rapporte, non pas aux Turons, etc., qui précèdent, mais aux cités de Beigitiue, Suassions, Ainbiens, lîeilovaquos, Atrébales. Contra, von Gœler, 2' éd., p. 100, Napoléon III, p. 134, et bien d'autres.