‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 347 sur 776 · et · texte numérisé non relu

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6. Cic, De 1)1-00. cous., 13, 33 : Ceteras [les Belges]... imperio populi fiomani parère assuejccit.

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Au sud ilo l'Aisuc ou (le lu Loire, lièiiies et Celtes demeurent (les ualious lihros, alliros du peuple roniaiu, et qui contiuuent à se grouper à leur guise, li'aunée qui finit a vu grandir, à roté de l'hégémonie éduenne, l'inlluence du peuple des Rèmes. César l'avait laissé libre et lui témoignait sa bienveillance : aussitôt, ceux des Celtes qui avaient jadis soutenu Ifes 8équanes et combattu Bibracte, Carnutes et autres, offrirent leur amitié à la nouvelle puissance qui s'élevait dans le Nord, et les Rèmes les acceptèrent comme clients ou vassaux'. Les Eduens auraient pu concevoir quelque jalousie contre ce nouvel empire ; mais César, très désireux de ménager ses alliés de la première heure, déclara ou laissa déclarer par quelque assemblée gauloise', que les Rèmes seraient seulement le deuxième peuple en dignité, et que les Eduens demeuraient, et de beaucoup, les premiers et les « princes » de toute la Gaulée Une hiérarchie des nations s'établissait sous le contrôle du proconsul, hiérarchie où les premières étaient ses amies les plus utiles.

L'habileté de César consista précisément à faire que ces deux Empires, éduen et rème, fussent enveloppés de toutes parts, au nord comme au sud, par des terres de vaincus, Helvètes, Belges et Armoricains. Il venait de répéter la manœuvre des Romains en Grèce, lorsqu'ils avaient laissé l'autonomie aux Hellènes, mais en les bloquant par les provinces de Macédoine et d'Asie. La liberté gauloise n'existait plus qu'à l'état d'enclave.

Nulle part d'ailleurs, ni sur la Sambre ni sur l'Océan, César ne prononça encore le mot de province*. H s'arrangea de

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