VIT. — LE DÉCLIX DE LA CIVILISATION GAULOISE
Fabius et Domitius furent donc, au même titre que Jules César, les destructeurs de la Gaule indépendante et les créateurs de la Gaule romaine-. Pourtant, ils ont été très vite oubliés, et leur mémoire n'a cessé de pâlir devant l'apothéose grandissante du plus heureux de leurs héritiers. Cet oubli, assurément, tient en partie à ce qu'ils étaient tous deux des personnages médiocres, et qui, dans le mal comme dans le bien, n'avaient aucune des facultés surhumaines du grand proconsul. Mais d'autres causes, purement fortuites, ont aussi amené le silence sur leur nom.
Ils n'ont point écrit les commentaires de leurs campagnes, ils ont laissé à d'autres le soiu de les exposera Or, dans ces
1. Cosar, De b. G., 1, 4."), 2 : César à Ariovisle : Bcllo siipcralos esse An'crnoi^ et Kiiienos a Q. Fabio Maxiiiio, qidbiis poinilns liomanus iiinovissct neque in provincium redegisset neque stipendiiini imposuisscl. Quod si aiitiquissinium qitodque tcmpus spcctari vporlerct, populi Romani Jitstissimum esse, in Gcdlia iniperium; si jiidiciuni scnatiis observari oporterct, liberam debere esse Galliani, quam bello victain suis legibus uli voluisset. Ici, p. 2.33-4, 240- L