Cf. t. Il, p
3. Cf. Suét., C, 24; Cic, Ad Quinlum, II, il ; Adfnm., I, 9; De prov. cons., 10, 2.5.
5. D'après le texte de Dion (p. 282, n. 1), et d'après l'ensemble du De prov. cens., où il n'est plus question de guerres à entreprendre.
6. Cic. De prov. cens., 11, 28; Pro Balbo, 27, 61; Ad fam., I, 7, 10; Dion, XXXIX, 25, 1. S'agil-il de toutes les légions, ou seulement de celles qu'il avait levées, à ses risques et périls, en 58 et 57 (p. 202 et 248)? S'agit-il d'une solde régulière, venant s'ajouter à celle que César avait dû payer à l'aide du butin? Je crois volontiers qu'il s'agit d'une mesure destinée à donner une solde double, y compris celle constituée prxda parla; cf. Willems, II, p. 418 et 407.
7. Cf. De prov. cons., 11, 28 : Stipendium ... decus illud et ornamentum triumphi.
sénat décida aussi, conformément à la coutume, l'envoi en Gaule d'une commission de dix membres, chargée d'organiser le pays conquis, d'en faire une province et de lui donner sa loi ' : on considérait donc comme terminée la mission spéciale de César. Il est vrai quil lui restait deux ans de pouvoir proconsulaire-; mais L. Domitius, le beau-frère de Caton, proposait déjà de les lui enlever, et de le rendre à la vie privée (printemps de 56?) ^ Il ne devait pas manquer de consulaires qui désiraient remplacer César et exploiter la Gaule à leur tour.
Le proconsul, au printemps de S6, n'osa point exécuter la menace qu'il avait lancée avant son départ pour les Alpes : revenir à la tête des légions et écraser ses ennemis \ Il n'était ni assez riche, ni assez célèbre, ni surtout assez aimé pour venir à bout de Crassus et de Pompée ses rivaux, et des amis de la liberté leurs communs adversaires. Son armée ne renfermait que quatre bonnes légions, elle ne le connaissait que depuis deux ans, et il était douteux que les Barbares le suivissent à la conquête de l'Italie, comme le lui avait proposé Arioviste^ : déjà quelques peuplades se révoltaient ^ Il lui
1. C'est ainsi que j'interprète (avec G. Peter, Philologus, VIII, 1853, p. 425 et suiv. ; cf. Cic, Philippiques, XII, 12, 28) les decem legati votés pour César : Dion, XXXIX, 2.J, 1 : 'Ex Tr,; ^o-Ar^^ avSpaç, to; xal in\ 6e5ou).(oiAÉvo;; TiavTSÀà); toïç FamTatî; Cic, De pr. c, 11, 28; Pro B., 27, Gl ; Ad /., I, 7, 10. Dans le même sens, Mommsen, Slaatsrecht, II, 2 éd., p. 67:1. On les interprèle d'ordinaire comme si Ton avait porté à dix le nombre des léjjats de César (cf. p. 18i, n. I), et on place le plus souvent ces décrets sur la solde et les légats après l'entrevue de Lucques (cf. Drumann, 2' éd., III, p. 245-8).