L AFFAIRE DU VALAIS
failli inassacror '. Tout cola eût {"ornié une armée des plus médiocres, s'il n'y avait ou. j)()ur soutenir le chef et les soldats, des officiers et des centurions de premier ordre ^
Galba eut pour mission de soumollre les tribus du Valais et de dégager le col du (irand Saint-liernard^ Quoique le Vala's fût alors très peuplé*, c'était surtout sa situation qui intéressait les Uomains : la route des Alpes Pennines était sur la ligne directe qui menait de Home et de Turin, soit à Besançon, Reims et Boulogne, soit à l'Alsace, au Rhin et à la Germanie. Tandis que le Genèvre, le Cenis et le Petit Saint-Bernard s'ouvraient sur la Gaule et le Couchant, le Grand Saint-Bernard regardait vers le Nord : c'est par là qu'étaient jadis passés, pour combattre les Romains, les Barbares à demi germains de la Belgique ^ Puisque Rome voulait leur rendre la pareille, elle avait besoin de prendre et de garder ce passage. César expliqua que dans cette campagne des Alpes Pennines, il eut'en vue les intérêts des marchands italiens, exploités par les tribus de la montagne ^ Il faut le croire : car nul proconsul ne fut sans doute plus soucieux que lui de protéger les brasseurs d'affaires. Mais l'expédition du Valais était trop utile à ses projets de conquêtes germaniques, pour qu'il n'ait point aussi pensé à des marches de troupes et à des convois d'armes.
L'affaire fut assez mal conduite par Galba. Après quelques combats et quelques assauts de redoutes, les gens du Valais se soumirent ^ Le légat crut à leur bonne foi, logea deux cohortes chez les Nantuates de Saint-Maurice ^ et le reste de son armée à Martigny , bourg principal des Véra-
2. Le primipile P. Sextius Baculus et le tribun C. Volusenus Quadratus; IH, 5, 2; Orose, VI, 8, 5; cf. p. 178 et 185, n. 2.