III, 1, 4; sans doute à Saint-Maurice même
gres ' : c'est de là que part la route du col et qu'elle s'engage dans la niontasrne.
Mais Martigny, près du confluent de la Dranse et du Rhône, dans un bas-fond que les rochers et les cimes entourent et dominent, est une position détestable pour un camp de guerre ^. De plus, Galba laissa ses troupes vagabonder dans le pays, il négligea de se munir de vivres, et il traîna en longueur l'achèvement du camp et de ses défenses *.
Un jour, à l'improviste, les Véragres, unis aux Sédunes, leurs voisins du val de Sion, assaillirent le camp romain au nombre de 30 000*. La XIP légion fit d'abord bonne contenance, mais elle ne tarda pas à faiblir. Les Barbares étaient déjà dans les fossés et faisaient brèche dans la muraille ^ Comme au jour de la Sambre % la malheureuse troupe touchait à l'heure du massacre'.
1. Oclodiirus. C'est Martigny-Bourg, que partage en deux la Dranse; Galba établit son camp sur une moitié du bourg, évacuée par les indigènes, qu'il laissa dans l'autre nioilié (III, 1, 5-6; Orose, VI, 8, 2). Il est probable ([ue le camp était sur la rive gauche (Martigny-Combe), et que là passait la grande route allant d'un côté vers le lac de Genève (3, 2 et 3) et de l'autre vers le col. Martigny-Combe est bâti sur un mamelon qui m'a paru séparé de la grande montagne par une sorte de douve, arlincielle ou naturelle? — Dans le môme sens (avec des variantes), outre Ilice Holmes : Uotlipletz, Die Schlacht bei Murligny, à la suite de Egli. Kirchengeschichte der Sckweiz, Zurich, 1893, p. 133 et suiv. (bien fait); Heierli et OEchsli, Urgeschichte des Wallis, Zurich, 18% {Mittheilangen). — Q(., contra, Abauzit, Œuvres diverses, II, Amsterdam, 1773, p. 101 et 105, réfuté par Rothpletz, et de Saulcy (ftev. arr.h., 1801, II, p. 5 et suiv.), réfuté par Rice Holmes (p. CCl-662). — Je doute (et c'était déjà l'opinion des contemporains, Baulacre, (Euvres, 1, p. 179 et suiv.), je doute fort que le camp décrit par de Fontenu soit un camp de Galba {Uist. de l'Acad. des Inscr., XIV, 1743, p. 98 et suiv.).
2. III, 1, 5; 2, 4; 3, 2. Il semble bien que César n*'ait pas absolument ordonné ce campement dans le pays, III, 1, 3.
3. III, 2, 3; 3, 1. Dion (XXXIX, 5, 3) ajoute ce détail, que des soldats avaient reçu leur congé pour aller en Italie (à moins (|u'il n'ait mal compris commen^us, 2, 3).
4. III, 2, jusqu'à 4, 1; Orose, VI, 8, 2-4; Dion, XXXIX, 5, 3. Les indigènes occupèrent omnia fere superiora loca, de manière à barrer les roules, iiUerclusis iliiwribus : il faut les supposer, h gauche ou à l'ouest, sur le terrain des vignes, aux Happes et sur le sentier à mi-cAte (jui s'en va au nord vers La BAtiaz. Pour altariuer le camp, ils ont dû d(;.scendre (dccurrere) par la grande route du col. le chemin des Happes et le sentier du Plan-Cerisier. Il ne semble pas qu'ils aient attaqué par la Uranse (ill, 2, IJ.