III, 17, r,-i
3. 18, IC; Dion, .\.\XIX, 45, 4, (|ui ajoute (|ue les Gaulois étaient « gorg;és do nourriture et d(! boisson ■• : n<! serait-ce pas un contre-sens sur inopia [où il aurait In élourdiment copia] cHxirioruni de César, IH. 0'.'
nONOlîKTK l)K L'AOlilTAlNP; PAR LK .I1':i;NE CRASSUS. 303
l/atVuirc couliiiua chez les Gaulois comme elle avait comlui'iicé, de la plus sotte manière. Ils se chargèrent de branchages et do fascines à l'eirct de combler les fossés du camp', et, de toute la vitesse de leurs jambes, ils gravirent les flancs de la colline. Quand ils s'arrêtèrent à portée du rempart, ils étaient à bout de souflle et de forces, embai'rassés de leurs fardeaux, déjà prêts pour la défaite et la mort. Les légionnaires romains, alertes et dispos, sortirent des portes du camp, et, sans qu'il y eût même à combattre, firent le massacre habituel; la cavalerie, lancée après les fuyards, se chargea d'achever la besogne ^ (lin août-*). Jj'Armorique, de la Seine à la Loire, était cette fois bien conquise *.
Vil. - CONQUÊTE DE L'AQUITAINE PAR LE JEUNE CRASSUSS
Grassus le jeune, à son ordinaire, faisait merveille. On lui avait donné à occuper la Gascogne, les Landes et les Pyrénées % et il devait s'y présenter franchement, en adversaire et en conquérant'. C'étaient de rudes ennemis que les Aquitains ^ Etrangers aux campagnes précédentes, ils conservaient contre les Romains la fraîcheur de leur énergie et la souplesse de leur esprit. La race ne ressemblait pas aux Gaulois : ils avaient tout autant de courage, mais une bravoure à la fois plus habile,
1. 18, 8; Dion dit, au contraire, pour brûler les Romains, 45, 4.
2. III, IS, 8. jusqu'il 19, 4; Dion, XXXIX, 43, avec quelques détails de plus.