‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 380 sur 776 · P. 378 et suiv · texte numérisé non relu

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6. Idoneo omnibus rébus loco castris, III, 17, 5; Dion, XXXIX, 45, 3. — Aucune autre indication. Cependant, comme ce camp a dû être placé : 1° sur la route directe d'Évreux à Lisieux (n. 2), au Cotentin et à Corseul (11, 4), 2" peut-être au point de départ d'une roule vers les Vénètes (18, 4J, 3° chez les Unelles du Cotentin (17, 1),

du proconsul, et devant une telle multitude d'hommes, Sabinus ne voulait s'engager qu'à bon escient. Viridovix s'établit à deux milles des légions \ et chaque jour il vint offrir la bataille en pure perte. Les Romains maugréaient contre leur chef, les Gaulois se moquaient de lui, Sabinus laissa dire-.

C'était une bonne tactique. A la fin, comme il était à prévoir, les Armoricains s'impatientèrent. Les vivres commençaient à manquer, ils s'imaginaient que les Romains avaient peur. Un faux transfuge, envoyé par Sabinus, leur persuada q^u'il allait décamper pour rejoindre César. Et, à grands cris, ils réclamèrent de. Viridovix l'attaque du camp\ — Si les légions allaient réellement partir, on aurait plus de profit à les attaquer en route; si elles restaient sur leur hauteur, c'était folie que de les y chercher. — Voilà sans doute ce que Viridovix et les chefs tentèrent d'expliquer aux Gaulois. Mais ils ne voulurent pas en démordre, investirent la place oii se tenait le conseil de guerre, et ne rendirent la liberté à leurs chefs qu'après avoir reçu d'eux l'ordre de combattre \

4" à portée et de blé et d'eau et de Ijois, omnibus rébus [17, 5), 5" sur une hauteur à pente douce, ù 1500 mètres de la plaine (19, 1), 6" en face, à 3 kilomètres, d'un lieu propre à un grand campement (17, 5), on peut chercher entre Vire, Mortain et Avranclies. Je préférerais les environs de Vire, pays très riche, yrand carrefour de routes, et à la frontière des Unelles. Sabinus a pu s'installer à Vire et Viridovix au carrefour de La Papillonnière. — Le camp du Chàtelier sur la Sée, à 7 kilomètres d'Avranches, a été proposé par Girard (dans les Mém. de la Soc. arcli. (CAvranches^ I, 1842, p. 183 et suiv.), accepté par Napoléon III (p. 147). — On a proposé Champrepus près de Villedieu (après d'autres : Quenault, Aouv. Observalions sur la dé/aile, etc., Coutances, 1802; Marigucs de Champrepus, Viridovix ... et Sabinus, 18C2, p. 15 et suiv.; contra, de Gerville, Mêm. ... des Antiquaires de France, VII, 1820, p. 192 et suiv.). — Une opinion courante est Montcastre, bien au nord de Coutances (de Gerville après d'autres, reprise par Lepingard, Notices, etc., ji. j). la Soc. d'Agriculture ... de la Manche, Saint-Lô, II, ISG4, p. 21 et suiv.; Fallue, p 104). — V'ierville (Desroches, //('.■>•/. du Mont Saint-Michel, Caen, 1. 1838, p. 21 et suiv.). — Ces deux (h^rnières hypothèses sont trop au nord. Les deux autres emplacements peuvent se défendre, à la condition, bien entendu, de ne pas employer des arjruments étymolog:i(iues.

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