Supposé d'après IV
jusqu'à l'occasion de l'espérance'. Et, ce qu'il ne disait pas, si la campagne devait l'entraîner en Germanie, il fallait la coni mencer de très bonne heure.
Il avait convoqué auprès de lui (à Amiens?) l'assemblée de • chefs g-aulois^ A tous, il parla comme à des amis, dissimulan' ce qu'il savait de leurs menées : il les plaignit d'être exposés au péril de l'invasion, mais il leur rappela qu'il était là pour les protéger ^ et il ne leur demandait, comme troupes de concours, que quatre à cinq mille cavaliers '^. César se présentait aux Gaulois en qualité de défenseur contre le Germain : c'était le rôle qu'ils lui avaient offert en 58 contre Arioviste ^ ; l'habile homme le reprenait maintenant, de lui-même et malgré eux. Et il partit pour délivrer les Ménapes *, qu'il avait combattus l'année précédente, et qu'il se réservait de conquérir à la première occasion.
La campagne contre les Usipètes et les Tenctères ne dura que quelques jours. Ce fut la plus banale des opérations de César et la plus lâche de ses actions. Quand il approcha' de cette foule, où dominaient les femmes et les enfants % les chefs lui adressèrent un message, plein tout à la fois de franchise, d'orgueil et de détresse : ils ne craignaient personne, sauf les Suèves, mais ils étaient des fugitifs, et suppliaient César de leur laisser les terres qu'ils avaient conquises sur les Ménapes ^ Le proconsul leur répondit durement que, n'ayant pas su défendre leurs domaines,