Tanusiua, ib.; Plul., Caton, 51: AppieD, Cellica
3. Il e.sl probable qu'on a parlé alors à Rome de conquérir le monde entier, et de donner pour limites à l'Empire « l'air et le fleuve Océan • (cf. Dion, XLIV, 43, 1).
4. César, IV, 8, 3; 16, 5-7; Dion, XXXIX, 48, 4 (dit que les Ubiens l'appelèrent contre les Sicambres).
5. 11 a dû revenir de Goch à Cologne, et y rejoindre la grande route naturelle du Nord, plus tard voie romaine, de flavai, Tongres, .Maéstriclil, Julicra et le Kbin. L'alliance étroite de Céwar avec Ambiorix, à Tongres (V, 27, 1, 2 et 7; p. 273) peut s'expliquer par la n^'ct-ssilé pour le procon-^-nl de garder cette route
PASSAGK DU RHIN. 331
avait proclamé que le Rhin était la limite naturelle de la Gaule et de l'Empire romain', et il la franchissait, à peine atteinte, et sans ordre. Ce fleuve, disait-on à Rome, était le fossé creusé par la Providence pour isoler les Barbares du reste du monde ^ et César, sans la moindre provocation, allait mettre le pied dans ces 'fourmilières humaines. Puis, de tous les grands fleuves dont parlaient les hommes de l'Occident, c'était, le Tibre mis à part, le plus élevé en noblesse et en sainteté : ancêtre des guerriers belges ^ juge entre les hommes, protecteur du droit et soutien des forts*, le Rhin passait pour un dieu souverain, inviolable et incorruptible*.
Mais César se moquait des divinités, des formules et des traditions*, ou, plutôt, il y pensait seulement pour montrer qu'il était plus fort que les dieux et que les mots. — Jusque-là, le passage du Rhin ne s'était efi"ectué que par bateau, le fleuve portant et guidant l'homme. César décida de construire un pont, c'est-àdire de dompter et de supprimer le fleuve. Le franchir sur des barques, disait-il, serait une opération longue et dangereuse, et qui mettrait ses troupes à la merci de leurs auxiliaires \ Elle n'aurait pas l'ampleur théâtrale des défilés militaires : il était de sa dignité et de celle du peuple romain, que les légions pénétrassent en Germanie sur un terrain bâti par elles et dans l'ordonnance majestueuse d'une armée triomphale*.
C'est à Cologne ', je crois, que César décida la construction du