‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 418 sur 776 · IV · texte numérisé non relu

IV

8. Navibus transire ... neque suœ neque populi Romani dignitatis esse. 17, 1. La complaisance avec laquelle il énumère les motifs de passer le Rhin (16), et sur un pont (17), semble une réponse à des critiques.

9. César a passé le Rhin ; 1° à un endroit très fréquenté (16, 8; 17, 1); 2» sur le territoire ubien (16, 8; 19, 1); 3° mais pas très loin du territoire sicambre (18, 2

pont : le Rhin y a une largeur de cinq cents mètres, une profondeur moyenne de dix pieds, un courant fort et rapide'; mais c'est le lieu de passage traditionnel pour les riverains de la Basse Allemagne, les barques y étaient nombreuses sur les deux bords % et les forêts du voisinage offrent des matériaux en abondance ^ Ce pont fut construit en bois, sur pilotis et à tablier continu. Les pieux des pilotis étaient disposés deux par deux, séparés, dans chaque couple, par un intervalle de deux pieds*, mais unis cependant l'un à l'autre par d'épais crampons de bois^'; les traverses qui portaient le tablier ne reposaient pas directement sur les pieux, mais s'engageaient dans cet intervalle et venaient s'appuyer sur ces mêmes crampons. Comme ces traverses avaient précisément la largeur de cet intervalle®, elles se trouvaient emboîtées chacune avec un couple de pieux, la charpente du tablier ne faisait qu'un avec celle du pilotis, et le tout formait un assemblage Mé et cohérent, dont les pièces se soutenaient et

et 4); 4° il a bâti son pont, semble-t-il, hors du territoire des Trévires, dont il ne parle pas et dont il n'était pas très sur (cf. IV, 6, 3-4; V, 2, 4); 5° César, qui vient de la Gueldre, n'avait aucun intérêt à passer le Rhin trop en amont; il était naturel qu'il cherchât à le passer sur le prolongement de la route qu'il avait suivie pour venir de Belgique et qu'il devait reprendre pour s'embarquer à Boulogne (Bavai, Tongres, Maéstricht, Juliers, Cologne, la grande route naturelle de cette région), et qu'il cherchât à bâtir son pont hors de la portée des Sicambres ses ennemis, mais le plus près d'eux. Tout cela rend Cologne assez vraisemblable. — De même : Essellen, Geschichle der Sigamberii, 1868, p. 13, etc.; Bergk, p. 16 (entre Cologne et Bonn); von Veith, Mouatsschrift, VI, 1880, p. 89 (Wesseling); Wolf, Bonner Jahrbuclier, LXXVIII, 1884, p. 38 et suiv., et Bcihefle zum Militàr- Woclienblalt, 1901, p. 37 et s. (les deux ponts près de Cologne); von Peucker, p. 146 et 174 {id.). — Xanten est trop loin des Ubiens (von Cohausen, Bonner Jahrbùcher, XLIII, 1867, p. 54 et suiv., etc.; d'après lui, van Kampen, pi. 6). — A fortiori, Clèves. — Bonn, trop loin des Sicambres (Dederich, Cœscir am Ixhein, p. 51 et suiv., etc.; Napoléon 111, p. 162). — A plus forte raison, les abords do la Moselle (cf. p. 328, n. 5) : Neuwicd (cf. Nissen, Bonner Jahrbiicher, CIV, 1899, p. 1 et suiv.); Engers (Hontheim, Prodromus hisloriœ Trevirensis, I, 1757, p. 209); Andernach; Coblentz (Cluvier, p. 382; Sanson, § 163; Rice Holmes, p. 697; etc.).

1. Latiludinem, rapiditatem allitudincm'iuc, fliiminis, 17, 2; cf. p. 3.13.

2. 16, 8 (et il lui en fallut beaucoup pour mener à bien la construction).

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