V. — PRÉPARATIFS DE LA CONOUÈTE DE LA BRETAGNE
Le bénéfice de cette campagne fut plus mince encore que celui de la campagne de Germanie. Au delà du Rhin, César n'avait du moins couru aucun danger, il s'était acquis des amis, il avait fait fuir des peuples et visité des terres nouvelles. En Bretagne, il ne quitta pas les quelques arpents de sable où ses soldats descendirent d'abord, et il faillit y rester pour toujours.
De retour en Gaule, coup sur coup, ce furent de nouveaux désagréments. Les Morins du Boulonnais, le voyant revenir sur ses vaisseaux mutilés, crurent que la petite armée n'était plus qu'une proie bonne à prendre; et, le jour même du retour, 300 soldats, qui avaient débarqué assez loin du port*, furent enveloppés par 6000 Barbares, et ne sortirent d'afîaire qu'après
terrain poudreux (les Sholden Downs?), près de forêts où s'embusquent les indigènes (les bois à l'ouest de la route, vers Mongeham et NorHibourne?), près de terres à blé (les champs dans la direction de Worth?).