IV
2. IV, 34, 5-6; 35 : César (35, 3) parle à ce propos de nombreuses fermes, œdificia.
3. IV, 36 ipropinqua die œquinoctii, 2). Deux navires manquèrent Boulogne et abordèrent (36, 4) paulo infra (à la plage du Portel?).
4. Au Porter? cf. n. 3. Je doute, en plaçant l'affaire plus au sud, que le pays eût été assez peuplé pour fournir 6000 combattants.
quatre heures de combat et l'arrivée de cavaliers de renfort*. Puis il fallut, dès le lendemain, expédier Labiénus et les deux légions de Bretagne contre les Morins des marécages, qui s'étaient révoltés eux aussi : on put du reste les mettre fax;ilement à la raison, grâce à la persistance des temps secs, qui permit de les atteindre dans leurs palus ^. Quant aux Ménapes, Sabinus et Çotta guerroyaient encore contre eux depuis un mois, brûlant des villages et incendiant des maisons, n'osant poursuivre dans leurs forêts un ennemi insaisissable '. Lorsqu'ils rejoignirent César revenu de Bretagne, le proconsul put se dire que ses lieutenants n'avaient pas gagné plus de terrain que lui.
Il ne lui restait plus qu'à ordonner l'hivernage. Les légions furent toutes installées en Belgique, non loin du détroit*. Car, dès son retour, César fit annoncer, dans les camps et en Italie, que la campagne prochaine serait consacrée à la conquête de ia Bretagne °. Ce qui lui permit deux choses : de présenter la misérable expédition de l'été comme une reconnaissance nécessaire, d'intéresser Rome entière à la grande guerre qu'il préparait.
On ne sait de quelle manière furent rédigées les lettres où il raconta au sénat les deux dernières campagnes de l'année, lo passage du Rhin et la traversée du détroit : mais soyons sûrs qu'elles l'étaient de manière, les deux consuls aidant, à exciter toutes les passions romaines. En vain, Caton se leva encore pour dénoncer les actes et les desseins du proconsul : ce n'étaient ni le -Germain ni le Breton que le peuple devait regardei*