Cf. Apocalypse
7. Pline, XXXVI, 48; Calulle, Carm., 21); Cic, Ad Att., Vil, 7; César, De bello civili, I, 15, 2. Cf. p. 538.
8. Cic, Ad Alt., IV, 10, 14; Snét., C, 20, 2; cf. l'iinc, XX.Wl, 103.
9. Cf. Ad Alt., IV, 0, 14: Ad fam., I, 'J, 18; A. Liclilcnberger, De Ciceronis rc privala, 1895, p. 80 cl suiv.
l'UKl'AHATlKS DK LA GONQCKTR DE LA BRETAONE. 319
Otiintus venait d'être choisi comme légat', ce qui, pour la famille, équivalait à une bonne part dans les bénéfices prochains'. En échange, l'orateur couvrait César de gloire dans ses discours, ses lettres et ses vers', et il se demandait s'il ne composerait pas un poème sur la guerre de Bretagne *.
Mais ce parti des éhontés alla si loin, dans ses actes et dans ses propos, qu'une réaction se produisit, et pendant l'hiver même. Le l" janvier de la nouvelle année (34), Crassus et Pompée quittèrent le pouvoir consulaire, et les honnêtes gens furent plus libres de parler \ Des nouvelles précises arrivèrent de Gaule, et on dut se rendre compte de l'incroyable duperie qu'avait été la dernière campagne. Catulle écrivit, contre le proconsul, ces terribles épigrammes qui, plus que les Commentaires de César et que les harangues de Cicéron, disent la vérité sur cette époque : « Ces richesses de la Gaule, ces biens de la Bretagne, ces guerres et ces vols, ces sinistres générosités, tout cela ne servira qu'à payer les débauches d'ignobles jouisseurs ^ » Avant même d'être commencée, l'expédition de Bretagne se discréditait peu à peu. Et il arriva même ceci d'extraordinaire, que César, semble-t-il, s'en détacha un des premiers.
Je ne crois certes pas qu'une seule campagne eût suffi pour la soumission de l'île. Du moins, avec de tels soldats et un tel général, on pouvait s'attendre, cette année, à de glorieux succès et à de rapides conquêtes. Mais il eût fallu, pour cela, s'y prendre de bonne heure et s'y donner tout entier. Au contraire, maintenant, César s'attarde plus que jamais en Italie. Il veut, évidemment, tenir tête à ses adversaires, assurer à son