I. — LE DANGER GERMANIQUE
La chute de l'Empire celtique eut une dernière et plus grave conséquence : les nations désunies se trouvèrent trop faibles pour résister aux Barbares d'outre Rhin -. — Longtemps après cette chute, lorsque les Romains étaient devenus les maîtres de toute la contrée, ils justifiaient ainsi cette conquête : si César n'avait point pris la Gaule, elle serait devenue la proie des Germains ^ ; et cela, sans être certain, paraissait fort plausible.
1. Sur les institutions primitives de la Germanie, entre autres : les commentaires de la Germanie de Tacite, et, parmi les plus anciens, Althamer, Coinmentaria Germanise, 1536, parmi les plus récents : Holtzmanu, Germanische AUcrlhiimer, Leipzig, 1873; Baumstark, AusfUhrliche Erlàutcrung, etc., 2 v., 1875 et 1880; MiillenhoîT, Die Germania (D. A., IV), 1900; en outre, Fustel de Coulanges, Recherches, 1885, p. 189 et suiv.; etc.