‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 45 sur 776 · Cf. p. o-Q, et, plus loin, p. 134 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. p. o-Q, et, plus loin, p. 134 et suiv

3. Cette idée se trouve déjà en germe chez César, De h. G., I, 31, 11 et suiv,; Tacite, Hist., IV, 73 (peut-être inspiré du passage de César).

Mais ils ne disaient pas que si la Gaule avait été ouverte aux Germains, c'était après la funeste besogne faite par Domitius. Les hommes qui habitaient alors à l'est du fleuve n'étaient pas d'une origine et d'une espèce différentes de ces Celtes et de ces Belges qui, quelques siècles auparavant, avaient fondé les empires et les nations de la Gaule '. Mais tant de choses s'étaient passées depuis ces événements, que les Germains^ et les Gaulois avaient cessé de se comprendre et se traitaient le plus souvent en ennemis. Le Gaulois avait mêlé son sang, sa langue et son humeur à celles d'hommes différents. Ligures, Ibères et Méridionaux de toute sorte ^ ; le Germain passait pour appartenir à une race pure*, ou, s'il s'était mélangé avec d'autres hommes, c'était aux hordes errantes et aux tribus sauvages des steppes et des marécages de la Scythie '\ Il demeurait fidèle aux vieilles divinités que lui montrait la nature, le Soleil, la Lune, la Terre et le Feu ". Son corps robuste, à la haute taille, aux membres solides, endurci et exercé dès l'enfance ^ , ignorait encore l'ivresse du vin", et ces agréments de la table, du costume et de la maison, où le Gaulois savait se complaire ". Après Pythéas '", aucun vaisseau du Midi n'avait abordé aux rivages de la Germanie; on connaissait fort peu sur ces terres les objets et les hommes de la Méditerranée " ; les marchands venaient rarement jusque-là, alors qu'ils sillonnaient la Gaule en tout sens '-.

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