‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 452 sur 776 · V, 24, 1. Voyez p · texte numérisé non relu

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ne s'éloii^nèrent ni du Rhin ni de la Manche, comme si les rêves de César demeuraient encore fixés sur la Bretagne et la Germanie.

Mais l'automne qui commence en ce moment (34) marque le terme des grands desseins et des illusions militaires du proconsul. Dans les cinq ans qui s'achèvent, il avait cru soumettre ou conquérir la Celtique, la Belgique, l'Aquitaine, la Germanie et la Bretagne. En réalité, il n'a fait que les effleurer de ses légions et de la crainte de Rome : la destruction de quelques peuples n'était point l'esclavage de tous. Pour trop emhrasser de terres et de nations, son autorité n'a encore réussi à rien étreindre. Désormais, elle va être ébranlée sans repos, secouée et rejetée par ceux dont il se dit le maître. Chaque saison verra une révolte nouvelle, et plus étendue que la précédente. César ne fera plus que repousser des attaques et défendre ses positions.

Mais, par cela même, il les rendra plus solides. Après la répression de chaque révolte, la domination romaine se fera plus complète; et, après la dernière, le régime provincial commencera, avec des charges précises et un statut régulier *. César, qui jusque-là n'a rien fait qu'à moitié, se verra contraint d'achever sa tâche, et, après avoir cherché en Gaule la gloire du moment, il y construira une œuvre éternelle.

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