I. — CAUSES DE L'ÉCHEC DES PRÉCÉDENTES RÉVOLTES
Cette révolte de toute la Gaule fut la crainte périodique de César : il y pensa à chaque retour de la belle saison -. L'hiver était pour les hommes le temps de l'oisiveté, de ces longs entretiens où les esprits s'excitent, qui font naître les espérances, et d'où surgissent les folles résolutions ^ Puis, le printemps amenait un regain des forces, le besoin de marcher et de s'agiter. Il ranimait cette vie exubérante et ces désirs orgueilleux que la domination romaine n'avait point encore étouffés chez les Gaulois. Jadis, les guerres civiles ou les courses à l'étranger occupaient ces ardeurs nouvelles de la jeunesse : mainte-
1. Bibliographie, p. 242, n. 1, p. 376, n. G, p. 379, n. 4, p. 383, n. 2, p. 394, n. fi, p. 400, n. 3, et, en outre : Herm. Mûller, Die Marken des VaterLandes, [, 1837, p. 54 et s.; Jacques-Uupureux et Malengreau, Annales du Cercle archéologique de i)fons, X, 1871, p. 460-476; Bergk, Zur Gcschichte und Topographie der Rheinlandc, 1882, p. 25 et suiv. — Traces de récits dilTérents de César, p. 376, n. 2, p. 381, n. I p. 382, n. 3, p. 385, n. 7, p. 389, n. 2 et 4.
2. César, II, 1: III, 8, 4: 10, 3; 17,4; IV, 5, 1 ; 6, 3-5; V, 5, 4; 6, 4-6.