‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 456 sur 776 · P. 244 el · texte numérisé non relu

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CAUSES DR L RCllHC DES l>UÉC|iH)ENTES RÉVOLTES. 367

scfrets druiJujues ', soit les Arverncs, la seule nation qui eût été souveraine dans la Gaule indépendante, celle qui possédait riiéritier de son dernier maître, Vercingétorix, fils de CeltilP. Va de ces nations, il n'était sorti depuis cinq ans que des actes et des paroles de flagornerie à l'endroit de César. Sénons et Carnutes gardaient les rois qu'il leur avait imposés''; les lîiturigcs se laissaient conduire par les Eduens*; ceux-ci acceptaiiMil avec la même résignation les menaces et la mort de Duinivorix"; chez les Arvernes, Vercingétorix, jeune et ardent, trt's riche, entouré de clients nom.breux % se fût peut-être jeté dans une glorieuse aventure : mais les chefs de la cité, entre autres son oncle Gobannitio, le surveillaient et le contenaient, et ils gouvernaient Gergovie et son peuple pour le plus grand prolit du nom romain \

Ce qui manqua enfin à ces révoltes de la Gaule, ce fut d'être inspirées et dirigées par un seul, d'avoir pour souffle et pour âme la volonté d'un chef populaire. Ces peuples chevaleresques et passionnés ne se laisseraient emporter que sous la main de quelque homme supérieur, à la belle prestance, aux gestes héroïques, aux discours merveilleux; et, pour maintenir ens.uite de la discipline et de la cohésion dans leurs troupes nombreuses^ et variées, il faudrait la direction continue et toujours éveillée d'un maître absolu. Ce n'était que dans l'île de Bretagne, avec Cassivellaun, que s'était présenté cet idéal de grand chef'*. Certes, la Gaule possédait alors des hommes de valeur, habiles^ et braves, connus de beaucoup, et capables d'en imposer à des

\. T. II, p. 97 et suiv.

•2. T. II, ch. XV, t. III, p. 132 et suiv.

3. P. 315-7; services rendus par les Sénons et sans doute les Carnutes en .^7, p. 231.

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