Cf. Osar, III, IS, (i
LE COMPLOT DR 54; AMItiOltIX. 360
d'égorger \c roi de César; clioz les Sénons, de lui intenter une action capitale'. C'était préluder à la révolte nationale par la liberté politique. Kt, d'Orléans et de Sens, le mouvement pouvait rayonner vers toutes les cités de la (iaule.
Les Trévires devaient lui donner l'appoint de leur grande armée, forte en cavaliers et en fantassins. Indutiomar, leur chef, ne pardonnait pas à César son abaissement; il savait que le proconsul attendait une occasion pour lui arracher le pouvoir et le donner à son gendre. Il se résolut, ne fiit-ce que par intérêt, à prendre les devants et, au besoin, à appeler les Germains à la rescousse-.
Enfin, un nouvel ennemi, plus redoutable encore, se leva contre Kome. Ce fut un des deux rois éburons, Ambiorix^ Depuis la guerre aduatique, en .'il, il semblait l'ami fidèle de César, et je crois qu'il rendit plus d'un service aux Romains pendant leur guerre sur les bords du Rhin; de temps à autre, le proconsul lui envoyait un de ses officiers et quelque courtois message*. — Cet Ambiorix fut, avec Cassivellaun^ le meilleur des chefs barbares de ce temps. Il n'avait rien de l'allure noble et brillante d'un monarque gaulois; il vivait, comme un sanglier des Ardennes, non pas en roi de peuple mais en chef de forêts, habitant avec ses compagnons dans une vaste ferme bâtie à l'entrée des bois, hôte familier de tous les sentiers et de tous les repaires de son pays". Ce qui était parade et décor le laissait indiiïérent, les grands combats en rase campagne, les marches bruyantes et les belles démonstrations ^ Il ne voyait que le but à atteindre, des ennemis à tuer, des terres à délit
1. César, V, 25, 1-3 (Carnutes): 54, 2 (Sénons). Sur ces royautés, cf. p. 315-6.