César, IV, 2, 1; cf. t. Il, p
LE DANGER GERMANIQUE. 4t
L'état social prop^ressait lentement. Rn temps de paix, c'était la dispersion en des centaines de tribus, obéissant chacune à un chef ou un roi qui servait de juge et de prêtre '. Les hommes vivaient surtout des produits de la chasse et de l'élève des bestiaux ■ ; le labour et la culture du sol étaient choses secondaires^; la propriété personnelle n'existait pas pour la terre, et les chefs assignaient chaque année aux familles le terrain qu'elles avaient à entretenir *. On habitait dans des fermes et des hameaux : il manquait à la Germanie ces deux signes de la civilisation qui commençaient à faire la gloire des Gaules, la monnaie et la grande ville ^ La plupart des tribus en étaient toujours aux vieilles armes, à la javeline ®, à la lance ^ et à la hache de guerre ^ L'épée était rare ^, et, sauf le bouclier ", on ignorait d'ordinaire les armes défensives ".
Mais tout cela n'en rend les Germains que plus redoutables.