Tac, G., 5 et 16 ; cf. César, VI
6. Les missilia (Tac, G., 6) doivent être les gœsa; prseusla (dards de bois) aul brevia tela. Tac, Ann., II, 14; tragula, César, V, 35, 6; jacula fervefacla, V, 43, 1; verulum, V, 44, 7 et 10; /.ovto;;, Dion, XXXVIII, 49, 2; Plutarque, Marias, 23. Cf. t. I, p. 333-4, t. II, p. 193-4.
7. La framea, lance au fer très court, Tac, Germ., 6; cf. II, 13 et 24; et la longue lance à la hampe énorme, Tac, Ann., \, 64; II, 14 et 21; Hisl., V, 18; Ge.rm., 6. Holtzmann, p. 142, croit qu'il s'agit de la même arme. Cf. t. Il, p. 194.
8. Je pense à la cateia des Teutons; Virg., En., VII, 741; Servius ad .-En., VII, 741 ; Silius Italiens, III, 277; Valérius Flaccus, VI, 83; Isidore de Séville, XVIII, 7, 7; Reinach, Les Celtes... du Pô, p. 194 et suiv. Cf. t. II, p. 193.
9. Tac, Germ., 6 (cf. 13, 44 et 46); et cela résulte aussi du récit des guerres contre les Chérusques, Ann., H, 14 et 21. C'est, le plus souvent, la grande épée gauloise (cf. t. I, p. 351-2, t. II, p. 196) : chez les Suèves (Dion Gassius, XXXVIII, 49, 2); chez les Cimbres (Plutarque, Marias, 23). La petite épée ailleurs (Tac, Germ., 44 [43]).
10. Tac, Germ., 6, 13, 44 [43] et 46. C'est, le plus souvent, le long bouclier des Barbares du Nord (cL t. II, p. 197), mais fort peu résistant, fait simplement d'osier tressé, sans fer ni cuir, et peint de couleurs distinctives, blanc chez les Cimbres (Plut-, Mar., 25), noir chez les Ariens (Tac, G., 43); Tac, Ann., II, 14; Dion, XXXVIII, 49, 6; cf. César, De b. G., II, 33, 2.
11. Tac, G., 6; Ann., II. 14; Dion, XXXVIII, 30, 2. — Casques et cuirasses chez les Cimbres, Plutarque, Marius, 25; ici, p. 53.
En hommes que le sol ne retient pas, ils n'hésitent jamais à combattre \ L'absence de propriété foncière fait qu'ils ne connaissent pas cette lutte entre riches et pauvres, ces misères et ces injustices sociales, ces tyrannies de grands dont souffre la Gaule -. S'ils s'accordent davantage entre eux, c'est pour piller et tuer sur les terres voisines ". Pauvres et incapables du travail des champs, la guerre est leur meilleure façon de vivre ^. Et ils la font bien. Leurs armes d'hast ou de jet sont plus sûres que l'épée gauloise '\ Les Celtes, gâtés par la passion du cheval, n'ont pas d'infanterie sérieuse ° à opposer aux fantassins germains, souples et agiles comme des Ligures, et dont la rapidité tenait du miracle ^ Au reste, ces Barbares savent bien monter à cheval : ils chargent, en rangs pressés et solides comme une muraille, avec une vigueur impétueuse et rude ^; et si leurs montures, laides et lourdes, ignorent l'art des galops et des voltiges auquel se façonnait la cavalerie des Celtes, ce sont des animaux d'une docilité et d'une endurance à toute épreuve ''. Sur le champ de bataille, le soldat germain n'est pas moins brave que son ennemi de Gaule, mais il est plus têtu et plus rusé : s'il faut lâcher pied, il le fait sans fausse honte, quitte à revenir au bon moment '°. Il ne s'embarrasse pas de ces sub-
i. César, \l, 22, 3.