VL — LA DÉLIVRANCE DE QUINTUS CICÉRON
César donna aussitôt les ordres nécessaires. Il avait près de lui une légion, celle de Trébonius^ Il écrivit à Crassus, qui était derrière lui dans le Beauvaisis, de venir avec la sienne pour garder le quartier général®; à Fabius, qui était en avant du côté de Boulogne, il donna rendez-vous sur sa route ^ ; à Labiénus, qui était à Mouzon sur la Meuse, il enjoignit d'arriver chez les Nerviens par le sud^ Lui-même, dès qu'il fut sûr que Crassus s'approchait d'Amiens, il partit avec sa légion, le lendemain matin, à neuf heures'. En chemin, il fut rejoint par celle de Fabius *°. Mais il reçut aussi une lettre de Labiénus, et ce fut alors seulement qu'il apprit toute l'étendue du désastre, et la mort des deux légats. Pour comble de misère, Labiénus, attaqué par les Trévires, ne pouvait bouger".
César éprouva une des plus grandes douleurs de sa vie. Il aimait ses soldats presque autant que sa gloire. Ceux-là