‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 480 sur 776 · LA DÉLIVRANCE DE QUINTUS CICÉRON · texte numérisé non relu

LA DÉLIVRANCE DE QUINTUS CICÉRON

étaient morts misérablement, celle-ci pâlissait devant la victoire d'Ambiorix, et c'était au moment même où ses ennemis de Rome relevaient la tète ', où ses amis et lui avaient besoin de tout son prestige de proconsul. Il jura de venger sa légion, de laisser croître sa barbe et ses cheveux jusqu'au jour où il aurait tenu son serment-. De pareilles démonstrations n'étaient point dans les habitudes de son esprit ferme et positif. Mais la violence de sa colère ou le désir de plaire à ses soldats le firent revenir ce jour-là aux vieilles pratiques d'une religion démodée.

Il continua sa route en toute hâte, confiant dans la rapidité de sa marche et l'excellence de ses deux légions ^ L'essentiel était d'avertir Cicéron de sa venue, pour qu'il se gardât de toute résolution désespérée. Il se passa alors un de ces incidents pittoresques et émouvants qui abondent dans les campagnes de cet hiver. César écrivit à son légat quelques mots en langue grecque *, pour que les ennemis ne pussent les comprendre; un cavalier gaulois de l'escorte se chargea de faire parvenir la lettre. Il l'attacha à la lanière d'une javeline, qu'il lança dans le camp assiégé. Mais l'arme se ficha dans une tour, et personne, pendant deux jours, n'y fit attention. Le troisième jour, un soldat la

le récit, au moment où il a rencontré Fabius, et si c'est une réponse à son ordre, celte réponse est arrivée 24 heures après l'envoi du message de César, les courriers ont donc fait en ce temps plus de 450 kil. (le double de la distance d'Amiens à Mouzon). Cela suppose un très bon service de relais entre les camps (cf. p. 393, n. 3), soit près de 20 kil. à l'heure.

1. Cf. p. 349-330 et 373; remarquez qu'aucune fête n'a été votée pour la seconde campagne de Bretagne.

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