Suétone, C
3. V, 48, 1. 11 suit la route d'Amiens à Bavai et entre, après Bapaume, in fines Nerviorum. C'est alors (cf. ibi, 48, 2) qu'il expédie son message à Cicéron. César dit qu'il marche magnis itineribus (48, 2), peut-être seulement jusqu'à la frontière des Nerviens (cf. p. .390, n. 2); Dion ajoute (XL, 10, 1) que chez les Nerviens il marcha la nuit, ce qui est peut-être une négligence de l'auteur.
4. Étant donné que les Gaulois connaissaient plutôt les caractères grecs que les latins (t. n, p. 375-9), litteris grœcis chez César (48, 4) doit signifier . en grec », et non . en lettres grecques .; cf. jA),r,v.aTl, Dion, XL, 9, Polyen, VIII, 23, 6 (d'après Tite-Live?). — C'est, je crois, une légende que l'histoire de César pénétrant dans le camp (de Cicéron?) habitu Gallico (Suét., G., 58, 2) : la légende sera née d'une lecture rapide de cet épisode.
remarqua enfin, et la porta au légat. Gicéron la parcourut, convoqua aussitôt l'assemblée des soldats, et, au milieu de l'émotion et de la joie de tous, il leur lut ces simples mots du chef, qu' « on devait avoir courage, lutter vaillamment ainsi que toujours, et qu'il faisait diligence pour arriver avec ses légions»*. Et à cet instant, les soldats, regardant vers la campagne, aperçurent au loin les feux allumés par César ^ L'action, chez le proconsul, semblait avoir des ailes comme la parole.
Ce jour-là, les ennemis s'éloignèrent du camp ^ Cicéron fit son devoir jusqu'au bout, il prévint son général du départ des Gaulois, et il l'avertit d'avoir à prendre garde : ils étaient fort nombreux, environ GO 000, et ils avaient fait de grands progrès dans l'art militaire*. César suivit le conseil, et quand, le lendemain, il aperçut l'ennemi sur des hauteurs, dominant un vallon qu'il devait traverser ^ il se résigna à ne point l'attaquer, et à chercher d'abord l'avantage du terrain \
César rendit à Ambiorix ruse pour ruse. Il s'arrêta en présence des Gaulois, gagna une colline \ bâtit son camp tout à l'étroit, y entassa sa petite armée de 7000 hommes ^ Le lendemain, les escadrons ennemis vinrent escarmoucher jusqu'au fossé. Par ordre, les cavaliers romains s'enfermèrent aussitôt dans le camp;