‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 485 sur 776 · VII. — ÉCHEC DU SOULÈVEMENT GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

VII. — ÉCHEC DU SOULÈVEMENT GÉNÉRAL

Ce qui, à cette heure, constituait la défaite de César, ce n'était pas seulement la honte d'un désastre et le massacre de quinze cohortes : c'étaient encore le danger de Cicéron et la révélation des progrès militaires que faisait l'ennemi; et c'était enfin la crainte que le reste de la Gaule ne s'ébranlât en apprenant ces choses.

Mais sur ce point, de meilleures nouvelles arrivaient. Les Gaulois ne surent pas plus se concerter après la victoire d'Ambiorix, qu'ils ne l'avaient fait avant sa prise d'armes. Quinze jours s'étaient déjà écoulés depuis la mort des légats, et rien de sérieux ne se passait en dehors des Ardennes. Celtes et Belges s'agitaient dans le vide, sans direction centrale. Des ambassades s'échangeaient entre les nations, des colloques se tenaient la nuit dans des endroits déserts, on traçait des plans, on cherchait des chefs *. Nul ne faisait ce qu'il y avait à faire, prendre les armes et s'en remettre à Ambiorix.

Le malheur de la Gaule fut précisément que son champion de cette année, Ambiorix, n'était qu'un Éburon. Misérable peuplade ^ et d'origine germanique ^ perdue au milieu des forêts et des marécages, inconnue de la plupart, n'ayant vécu jusque-là que dans la dépendance, tributaires des Aduatiques ou clients des Trévires*, les Eburons ne prétendaient pas adonner des ordres ù la Gaule; et, malgré ses talents, Ambiorix ne passerait que pour un auxiliaire, qu'on désavouerait au besoin. La conduite des Trévires fut, à cet égard, significative. C'était leur magistrat, Indutiomar, qui avait excité Ambiorix, et peut-être

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