ÉCHEC DU SOULEVEMENT GENERAL
même, comme les Trévires se disaient patrons des Eburons, ceux-ci avaient-ils reçu de lui l'ordre d'agir'. Mais le chef de la Moselle s'était bien gardé d'imiter son client : à la nouvelle de la victoire d'Ambiorix, il massa ses troupes aux abords du camp de Labiénus'-; à la nouvelle de la victoire de César, il les ramena dans leurs foyers \
Tous ces chefs de révoltes, en 54, sont des maladroits ou des pleutres, — Les Armoricains s'étaient réunis en nombre pour assiéger le camp de Roscius en Normandie*. Ils arrivaient à huit milles des Romains % lorsqu'ils apprirent le succès de leur proconsul. Et ils décampèrent sur-le-champ, comme s'ils étaient battus eux-mêmes ^ — Les Sénons se décidèrent enfin au meurtre public de leur roi Cavarin : celui-ci, prévenu à temps, se réfugia auprès de César. Et les Sénons envoyèrent des excuses au générale — On avait espéré que les Germains expédieraient des secours : ils refusèrent*.
Malgré toutes ces défections, les patriotes espéraient toujours, et César, même après sa victoire, demeurait dans la crainte et sur le qui-vive '. Ses succès, d'ailleurs, se réduisaient à un simple fait d'armes *", Ambiorix était libre, les tribus des Ardennes en mouvement, Sénons, Carnutes, Trévires et Armoricains restaient impunis; on complotait dans toutes les cités, sauf chez les