‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 493 sur 776 · LES REPRESAILLES · texte numérisé non relu

LES REPRESAILLES

Elle put comprendre, ù la vue du camp, la manière dont César voulait maintenant agir.

Tous les peuples s'étaient fait représenter, à l'exception des Sénons, des Garnutes et des Trévires'. En pleine assemblée, du haut de son tribunal-, il déclara qu'il interprétait cette abstention comme une révolte, et que, toute affaire cessante, il la réprimerait d'abord'. Les délégués furent ensuite congédiés, et reçurent l'ordre de l'attendre à Lutèce*. Jamais peut-être il n'avait parlé plus crûment en maître et en gouverneur. Cela dit, et le même jour, il partit à marches forcées pour châtier Sénons et Garnutes \

Ce fut, à son approche, une panique générale. Les Sénons n'eurent même pas le temps de gagner leurs forteresses ; Accon, le chef des conjurés, tomba entre les mains de César; les plus coupables s'enfuirent; le reste de la nation implora la médiation des Eduens ses patrons. Par égard pour ces derniers, le proconsul pardonna, réserve faite de ceux que l'enquête prouverait coupables ^ Mais il dut aussi pardonner aux Garnutes, clients des Rèmes \ La peur de mécontenter ses deux puissants alliés modéra sa vengeance. On sent qu'il ne voulut point pousser trop loin les choses dans cette Celtique jusque-là si prompte à la soumission. Il prendrait sa revanche chez les Belges. — Et en effet, de retour à Lutèce, l'assemblée tenue et dissoute % « il se

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