‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 498 sur 776 · IX. — LE SECOND PASSAGE DU RHIN · texte numérisé non relu

IX. — LE SECOND PASSAGE DU RHIN

Le désir de prendre Ambiorix inspira à César un plan d'une grandiose envergure. Il voulut l'envelopper, lui, son peuple et sa terre, d'un cercle continu d'ennemis, sur' quatre-vingts milles de rayon^ ; puis, le cercle une fois fermé, lancer ces milliers d'hommes vers les fourrés des Eburons^ comme une armée de rabatteurs et de chasseurs ramenés autour du repaire d'une bête fauve.

Il avait déjà remis la main sur les Nerviens^ qui surveillaient les Éburons au couchant, en amont de la Meuse. — Au nord, vers l'Escaut, les tribus d'Ambiorix touchaient aux Ménapes leurs alliés ^ César alla chercher ceux-ci^ dans leurs forêts et leurs marécages, et son armée, divisée en trois corps, commença la destruction de tout, moissons, bêtes et hommes \ Les Ménapes firent cette fois la paix. Il leur fut enjoint de refuser tout asile à Ambiorix % et on installa chez eux Comm l'Atrébate, pour garder les issues des Éburons ^ — De la Flandre, par le nord. César gagna le Rhin, laissant toujours son ennemi à l'intérieur du cercle que traçait sa marche (mai?) '".

i.Cf. VI, 4, 3.

Page 1