Cic, Ad Q., III, 1, 14, 1; Pro Milour, :J2, «7; elc
7. Les lettres postérieures à la campagne de Bretagne {.'Ulfam., Vil, 11-15, 18;
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dissipé', beaucoup s'éloignaient de ce ramassis de corrupteurs et d'insurgés qui se groupaient autour de César. Tout naturellement, on se rapprochait de Pompée''' : malgré son alliance avec le proconsul, il ne s'était point compromis dans les pires affaires; lui seul, depuis trois ans, réussissait à maintenir un peu de calme à Rome et en Italie ^ et l'influence prestigieuse de son nom ressaisissait les peuples '* dans le temps même où la défaite ternissait celui de son rival. Caton, enfin, demeurait sur la brèche, toujours prêt à darder ses boutades contre César, démasquant les ambitions et les mensonges du conquérant, tenace et colère dans sa haine, mais voyant clair et frappant juste, si bien que le sublime entêté avait fini par devenir populaire et passer grand homme ^
César sentait donc arriver le jour où il n'aurait plus pour lui que la force de sa merveilleuse armée. De Ravenne, où il s'était rendu, tout près du Rubicon qui marquait sa frontière et qu'il ne pouvait franchir, il suivait avec inquiétude les événements de Rome, «t chaque jour lui arrivaient de plus mauvaises nouvelles ^ Le plus connu de ses complices, Clodius, fut tué dans une bagarre (30 décembre?'); l'émeute ensanglanta les rues*; pour rétablir l'ordre, Caton, laissant là ses rancunes contre l'ancien ami de César, s'adressa franchement à Pompée %
Ad Q., III, 4-9) témoignent, chez Cicéron et son frère Qnintus, de beaucoup moins d'enthousiasme à l'endroit de César.
1. Cf. Cic, Ad Quintum, III, 8, 1. — Le triomphe de Pomptinus (cf. p. 122-4) sur les Allobrog-es (IV non.'? nov., 28 oct. 54, cal. reclifié; C. /. L., I, I, 2*' éd., p. oO et 54). retardé par les amis de César (Scholia Bobiensia, p. 121, Hildebrandt), a dû certainement lui être désagréable (Cic, /n fis., 24, 38; Ad Q., 111,4, 6; cf. p.31,n. 1): cependant d'autres que ses amis s'y opposèrent (Cic, Ad Ait., IV, 16, 12).
2. Ad Q., m, 4; III, 8; Plut., Pompée, 34; Appien, Civilia, II, 19, 71 et suiv.