‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 529 sur 776 · D'après l'absence de leur nom, VII · texte numérisé non relu

D'après l'absence de leur nom, VII

peu en l'air, les Parisiens et les Sénons^ Il est d'ailleurs possible que ces peuples fussent liés de longue date par des relations religieuses et politiques, et que la plupart d'entre eux aient formé l'ancien parti des Arvernes ou de Celtill ^. En tout cas, l'absence des Eduens, si elle enlevait à la conjuration son caractère universel, lui donnait plus de sécurité et de force. La ligue des insurgés n'offrait pas d'éléments disparates, et il serait plus facile d'obtenir le consentement de tous à la souveraineté d'un peuple et d'un homme. Et nul ne pourrait y contester le premier rang, comme nation, aux Arvernes, et comme chef, à Vercingétorix.

Aussi la marche de l'insurrection fut-elle très rapide et très ordonnée. Après les pourparlers locaux' eut lieu l'assemblée générale des conjurés*. Elle se tint sans doute chez les Carnutes^ au centre de toute la Gaule, et peut-être dans le lieu sacré où les druides célébraient leurs mystères ^ On avait près de soi les enseignes militaires des nations' : les chefs délibérèrent à la vue et sous la protection des signes respectés qui avaient conduit les peuples à la victoire. Un cérémonial émouvant* enveloppait les hommes et la terre.

Les dernières résolutions furent arrêtées. On décida le jour de la prise d'armes^. Les Carnutes s'offrirent à donner le signal, que tous promirent de suivre aussitôt '". Il fallait aussi indiquer

1. VII, 4, 5; 4, 1; 2, 1. Ajoutez (4, 5) les Pictons, mais en partie seulement (cf. p. 422, n. 3).

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