Cf. t. I, p
5. T. 11, 1). 19-21; l. 1, I). 251-2. (j. T. Il, I). 543 et suiv.
FORMATION DKS PEUPLADES GEIIMANIQUE S. 45
et soient alors nées spontanément, par une entente {graduelle entre tribus voisines, ou qu'elles fussent, non pas une nouveauté, mais de très antiques sociétés fédérales, oubliées pendant des siècles et remises ensuite en vigueur \ peu importe à riiistoire de ce moment. Mais toujours est-il que, dans les années où l'Empire arverne disparut de la Gaule, de fortes peuplades apparurent au delà du Rhin.
Comme chez les Celtes et chez les Belges ', ces peuplades s'étaient formées dans des régions naturelles, et le plus souvent des deux côtés d'une grande voie fluviale ou maritime. — Les Cimbres occupaient le Jutland , le golfe de Hambourg et l'estuaire de l'Elbe \ vaste territoire qui avait été jadis le domaine des Celtes et des Belges *. A leur droite, dans les îles danoises et le Mecklembourg, les Teutons^ et les Ambrons^ s'étaient unis aux Cimbres par une étroite fraternité. A leur gauche, les Frisons vivaient misérablement, bloqués par leurs
1. Tacilo {Gcrin., 2 : Vera et antiqua noinina) semble rappeler cette opinion. — Sur ce problème, cf. les remarques très justes de Bremer, § 21, 71-3, p. 7G2-4, 803-6.