‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 52 sur 776 · T. I, p. 227 et suiv., p. 313 et suiv · texte numérisé non relu

T. I, p. 227 et suiv., p. 313 et suiv

4. Exception faite pour les noms, d'ailleurs énigmatiques, qui remonteraient à Pythéas, t. 1, p. 421, n. 3. — Je n'hésite pas à voir dans les Hyperboréens d'Hérodote (IV, 33; t. I,.p. 377) les Estes, /Estii, du Samland (golfe de Dantzig), pays de 1 ambre (Tacite, Germ., 45), et dans ces derniers les restes d'une population

cyniens *, dans les vallées du Mein et du Danube, nous trouvons de vieux États celtiques entrés depuis longtemps dans la vie de l'Europe : Helvètes en Franconie et en Souabe, Volques ïectosages en Bavière, Taurisques ou Noriques en Autriche et Boïens en Bohême -. Mais, dès que l'on a franchi les dernières forêts des montagnes centrales, dès que l'on entre dans la plaine aux grands fleuves et aux vastes marécages, Ems, Weser, Elbe, Oder et Vistule, l'obscurité se fait complète, et tous les hommes de ces pays se perdent sous le nom mythique de Scythes ou d'IIyperboréens '.

Si nous ne connaissons chez eux aucun nom de peuple, il est possible que ce soit le fait du hasard, et parce que les marchands et les savants du Midi ont eu peu de souci de ce sol perdu dans la brume. Mais c'est peut-être aussi parce que les hommes d'Allemagne n'ont point formé de grand État, de groupe politique étendu et puissant, et qu'ils étaient, comme la Bretagne et la Gaule ligures avant l'arrivée des Celtes *, partagés entre des milliers de tribus, qu'aucun lien solide n'unissait.

Cent ans avant notre ère, la Germanie prend corps à nos yeux. Au-dessus de ses tribus, elle a ses nations, ses ligues, et même des ambitions plus vastes. On sent fermenter en elle toutes les forces de rapprochement et de cohésion qui avaient créé en Gaule, depuis longtemps, Bituriges, Arvernes ou Éduens^ et créé encore, par-dessus ces noms, l'empire deLuern et de Bituit ". Que les peuplades germaniques datent de ce temps,

agricole et marcliande, iirépermani(|iic, analogue aux indigènes précolliques de (iaulc et de Bretagne. iMais les Grecs, qui l'ont connue avant 400, sans doute par rintermédiairc des Sigynnes de Hallslatl (t. I, ]). 298, n. 1), ne donnent pas son nom. Cf., sur (;es Estes, outré les ouvrages cités i). 43, n. 2, Toniaschek ap. Wissowa, s. V.

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