‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 534 sur 776 · Uesjieratis liominibus, Vil · texte numérisé non relu

Uesjieratis liominibus, Vil

L OUCANISATION ItE LA HKVOLTH. 4 10

qiiel(|ues hommes, ils entrèrent le malin dans Orléans {Genabuin)\ où séjournaient le chef de l'intendance et quelques tratiquants italiens : ils les égori^èrent', et ce furent, au lever du soleil, les premières lihations de sang ennemi faites aux dieux de la (laulc. — La nouvelle fui proclamée aussitôt, et, transmise par les crieurs échelonnés sur les routes, elle arriva en quel- (jues heures aux extrémités du pays\ Les chefs conjurés [)réparèrent à la lutte les hommes de leurs nations.

Vercingétorix reçut le signal le soir môme \ dans sa rési-

1. Les mss. ont Genehim, Gcnabim, Genabin {\l\, 3, 1), Geiiubiiin (VII, 11, i et 0; 14. 1), (;<-;ia6i et Gemwi (17, 7), Cenabo (plus souvent) et Genabo (Vlll, 5, 2: 6, 2). — On a soutenu qu'il y avait deux Génabum, l'un, Cenabum (celui du signal, p. 418-9), Orléans, l'autre, Genabum (celui de la campagne, p. 430-7), Gien (Desjardins, II, p. 477 et suiv.). 11 sutlll de lire César pour s'apercevoir qu'il s'agit d'une seule et même ville, oppidum principal des Carnutes, celle que mentionnent aussi Plolémée, 11. S. 10. l'Itinéraire Antonin, p. 3G7, W.. la Table de Peutinger. — Que ce soit Orléans, cela résulte, à peu près certainement, des faits suivants : 1° c'est le centre du service des vivres romain (Vil, 3, 1): 2" une inscription romaine (C /. L., XIII, 3067) y mentionne un cuR. CEXAB.-, 3 • le fait qu'Orléans a été une des deux métropoles des Carnutes. comme le Génabum des textes romains et, semble-t-il, de César même (c'est le seul oppidum carnute qu'il nomme, et il en paraît bien le plus important). — Pour Orléans : les auteurs du Moyen Age (Ainioin, //. Fr , pr.. 4. Migne, P. L., CXX.MX, c. 633: Hugues de Fleury, Migne, P. L., CXLIII, c. 836; etc.): Sanson, § 87; Toussaints Duplessis, Mercure de France, août 1733, p. 1713 et suiv., etc. : Lancelot, iVém. de VAc. des Inscr., Vlll, 1733, p. 450; d'Anville [et non l'abbé Belley, comme on le croit d'ordinaire depuis la lin du xvm" siècle], Diss. sur Genabum {Eclaircissemens, 1741, p. 167 et -juiv.); von Gœler, 2° éd., p. 232; Creuly, Carie, p. 68 et suiv.; Vergnaud-Romanési, Première Lettre sur Genabum, Orléans. [1865], Deuxième, [1865], Troisième, 1866; Pelletier, Marchand, Collin, Bimbenet, dans les Mém. de la Soc. arch. de VOrl., IX, 1866, et ailleurs: Boucher de Molandon, id., XI, 1868, p. 257 et suiv., et Mém. lus en Sorbonne en 1867, Arch , p. 37 et suiv.: Glialle, Bull, de la Soc. des Sciences hisl. et nat. de l'Yonne, a. 1860, XX. p. 122 et suiv.; etc.; en dernier lieu, Rice Holmes, p. 402 et suiv. — Que ce ne soit pas Gien, c'est ce que prouvent suffisamment ; 1" le nom ancien de Gien, Giemus; 2" le fait que Gien était dans le diocèse d'Auxerre. — Pour Gien, auquel, je crois, on a également pensé dès le Moyen Age : de Vigenere. p. 641; Ortelius, dans sa carte: Le Tors, Mercure de France, juin 1737, I, p. 1066 et suiv.; Lebeuf, Recueil de divers écrits, II, 1738, p. 213; Napoléon III, p. 281 et suiv.; Petit, Diss. aur Gi-nabum-Gien, Vellaunodunum-Tritjuères , Orléans, 1803; Bréan, Itinéraire de l'crpédilion de César, Orléans, 1865; StolTel, Arioviste, p. 149; Raud, Les deux Genabum. Gien, 1003; etc. — On a aussi pensé à Jargeau, à Beaugency, à Chàteauneuf.

2. C. Fujium Cilam, honestum equitcm Romanum, qui rei frumenlarise prxeral,. . cives Romnnos, qui negotiandi causa ibi cnnst itérant; VU, 3, 1. Dion (XL, 33, 1) parle de massacres dans les villes et les campagnes, et il est possible qu'il y en eut un jieu partout, cf. VIII, 30, 1.

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