‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 535 sur 776 · vant S heures. VII · texte numérisé non relu

vant S heures. VII

420 VERCINGETOUIX : LA VICTOIHE.

dence de Gergovie ' : il fit prendre les armes à ses clients -. Mais son oncle Gobannitio et les autres chefs refusèrent de suivre lo mouvement, et ils le chassèrent de la ville '\ — C'était un premier et grave contre-temps, et c'était un mauvais présage pour les amis de la liberté : ils seraient donc toujours combattus dans leurs propres cités, et les partis ne désarmeraient point devant l'intérêt national. L'aristocratie des Arvernes demeure fidèle à Rome; et voici que le chef désigné de la Gaule insurgée n'est plus qu'un fugitif dans sa propre nation.

Mais quelques jours, et peut-être seulement quelques heures, suffirent au jeune chef pour se tirer d'embarras et pour sauver le complot. Descendu de Gergovie, il rassembla dans la campagne ses amis, ses clients, les vagabonds, les mécontents de tout ordre, il alla de domaine en domaine soulever les hommes et convaincre les chefs, et dès lors, à la tête d'une véritable armée, il remonta vers la cité et en chassa ses adversaires ^ (fin janvier?^).

Rentré en maître dans sa ville natale, il y fut proclamé roi par ses troupes victorieuses". Du premier coup, il recevait ce titre dont .l'ambition avait causé la mort de son père Celtill". La glorieuse royauté de Luern et de Rituit, disparue .depuis l'approche des Romains \ était rétablie chez les Arvernes.

Une fois sûr de son peuple, V^ercingétorix avertit les conjurés de l'œuvre faite, leur rappela la foi donnée, et les convoqua pour une assemblée nouvelle".

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